Cette exposition concerne les dernières années de Matisse de 1941 à 1954. Suite à une grave opération il ressent un regain créatif. Il n'avait jamais été aussi prolifique dans la variété des techniques et des supports utilisés : peintures, gouaches découpées, livres illustrés, vitraux, céramiques…
Les salles sont vastes et les présentations claires. Par exemple la présentation des études pour le tableau de la blouse roumaine telle que Matisse l'avait fait de son vivant ou la salle intitulé Jazz où l'album correspondant est exposé sur fond de musique de jazz créée pour cette exposition.
Le tableau "Tulipes et huitres sur fond noir" met en évidence l'utilisation du noir comme une couleur à part entière et son intention de "faire de la lumière avec du noir".
Matisse s'est aussi lancé dans des séries comme celle des cinq intérieurs de 1942 ou des 12 portraits "croqués" d'Aragon.
Très curieux une collaboration avec le magazine japonais Bungeishunju (voir l'article sur le sujet)
Parmi ses livres illustrés : Pasiphaé, Ronsard, Apollinaire, Baudelaire…
Entre 1948 et 1951, Matisse se consacre à la réalisation d'une chapelle pour les dominicaines du Rosaire de Vence. Il la conçoit comme une oeuvre totale, de son architecture générale à son programme iconographiques en passant par son mobilier liturgique et les vêtements sacerdotaux. Il saisit l'occasion d'exposer au Japon une sélection rétrospective de son travail ainsi que ses recherches les plus récentes ; et collecter ainsi une partie des fonds nécessaires à la construction de la Chapelle de Vence, dont il finance la construction sur ses deniers personnels pour assurer son indépendance créative.
A noter aussi de grand panneaux de papier découpés sur l'océan Pacifique qu'il a visité en 1930 et dont il garde de belles réminiscences !
En fin d'exposition : la gerbe, l'escargot, la tristesse du roi et des nus bleus.